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Murviel les Béziers - Mairie Murviel les Béziers

   
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05/ La Commémoration du 8 mai

 La municipalité a invité la population à la commémoration de l’anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945. Le rendez-vous a été fixé le mardi 8 mai à 11h30, place Daïssan, l'occasion pour un dépôt de gerbe au monument aux morts, ainsi qu'un discours de M. Norbert ETIENNE, Maire et Conseiller Général de Murviel :

 


"Comme tous les 8 mai, nous nous retrouvons devant ce monument aux Morts pour commémorer le souvenir de toutes les victimes de la Guerre de 14939-1945 . Nous associons aussi à cette cérémonie les victimes des guerres de 14-18 , guerre d’Algérie, guerre d’Indochine.
 
La Guerre de 39-45 fut la plus meurtrière et la plus destructrice de l’histoire de l’Humanité.
 
Une guerre aussi dans laquelle la puissance militaire nazie a été mise au service d’une idéologie impérialiste xénophobe et raciste, avec toutes les horreurs que l’on connaît : exécutions, massacres, camps d’extermination… L’indicible inhumanité !
 
Aujourd’hui, en France, comme dans l’Allemagne en crise des années 1920-1930, en cette période de chômage, de grandes difficultés pour beaucoup de Français, d’inquiétudes notamment pour les jeunes, certains idéologues et politiques d’extrême-droite laissent aller la politique sur la pente de la xénophobie et du racisme. Ce qui est dangereux et absurde.
 
Où cela peut-il nous mener ?
 
Ne doit-on pas tirer les leçons de ces années noires en Allemagne et en Rurope qui ont conduit à la guerre de 39-45 et à ses exactions.
Rappeler cela, n’est-ce pas être fidèle à un devoir de mémoire envers toutes ses victimes ?
  •          Devoir de mémoire envers les soldats qui, issus de métropole ou d’outre-mer, d’Afrique Noire ou du Maghreb, ont versé leur sang sous le drapeau tricolore pour la France.
  •        Devoir de mémoire envers les résistants français et étrangers qui ont combattu côte à côte.
  •       Devoir de mémoire envers les fusillés et toutes les victimes des camps d’extermination sans exclusive.
Si les origines de ces idéologies remontent  bien loin dans le temps en Europe, c’est à la fin du XIX° et début du XX° siècle que, pour fuir les pogroms organisés en Russie tsariste et en Europe de l’Est au cours desquels les Juifs étaient pillés et massacrés, certaines familles juives se sont réfugiées en France. Certains de leurs enfants sont devenus chez nous d’éminents savants, artistes, chefs d’entreprises, hommes politiques, parfois même hommes d’Etat.
 
Ces Français issus de l’immigration ont participé au rayonnement de la France. Dans ce pays des Droits de l’Homme, dans lequel une large majorité des partis politiques, les syndicats et autres forces sociales s’inscrivaient dans les valeurs de la démocratie et de la République, ils se croyaient à l’abri de toutes persécutions.
 
Et pourtant, les 16 et 17 juillet 1942, après bien d’autres rafles de moindre importance si l’on peut dire, le régime de Pétain, ses délateurs et ses collaborateurs, appuyaient l’autorité allemande pour organiser la grande rafle du Vél’ d’Hiv.
 
Les arrestations se firent dans les cris, les supplications, les coups, parfois les suicides.
 
Treize mille Juifs, hommes, femmes, enfants, furent parqués dans des conditions inhumaines avant de connaître l’enfer des trains de déportation et des camps de concentration.
 
Le pire, le plus honteux pour la France, c’est que la rafle n’aurait jamais  atteint une telle ampleur sans la complicité active des autorités de Vichy, des dénonciateurs et des collaborateurs, ainsi que d’une grande partie de la Gendarmerie et de la Police française qui, grâce à leur connaissance du terrain, quadrillèrent les quartiers.
 
Le gouvernement de Pétain montrait là son vrai visage.
 
Sommet de la monstruosité, Laval, Président du Conseil, en rajoutait en se déclarant indifférent au sort des enfants juifs, ce qui incité Eichmann à programmer leur arrestation dès l’âge de deux ans.
 
Ainsi, l’Histoire montre que des idées xénophobes et racistes, lorsqu’elles ne sont plus contenues par les institutions de la Républiques se déchaînent et montrent leur pire visage dès lors que les circonstances le leur permettent. Hier c’étaient les Juifs, aujourd’hui ce sont les Maghrébins, noirs ou autres étrangers.
 
Le dimanche 16 juillet 1995, peu après son élection, le Président Jacques Chirac commémorait la rafle du Vél d’Hiv. Dans son discours, il disait entre autre : « Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par les Français de l’Etat  Français.»  C’était la reconnaissance officielle de la responsabilité de la France, ce que tous les Présidents de la République depuis 1945 n’avaient osé faire.
 
Oui, il y a eu la France de la honte, celle de Pétain, Laval, Bousquet et de la Milice.
 
Oui, il y a eu aussi la France du courage, celle de l’honneur, de de Gaulle, de Jean Moulin et de leurs camarades de combat.
 
Celle des résistants et des fusillés.
 
Cette France dont nous sommes fiers et qui rayonne dans le monde.
 
Cette France-là, c’est la nôtre.
 
Vive la République, vive la France."
 

 

Pour clôturer cette cérémonie, un vin d’honneur a été offert au café de la Paix.

 

 
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